samedi 24 octobre 2009

L'Assemblée générale boulonnaise

L'association Le Panierde la mer, qui tiendra son assemblée générale demain soir, a le vent en poupe. Surfant sur un concept original, qui consiste à mettre le poisson invendu des criéesà disposition d'associations caritatives, elle a inspiré plusieurs projets similairesqui lui emboîteront bientôt le pas, un peu partout en France.
PAR SYLVAIN DELAGE



Les courbes de croissance du Panier de la mer auraient de quoi faire pâlir les plus grands patrons. Jugez plutôt : + 80 % de produits traités en 2008, + 15 % depuis le début de l'année. Le tout au nez et à la barbe de la crise et des quotas de pêche. Cette modeste association à but non lucratif exploite une idée toute bête. Elle récupère les caisses de poisson qui sortent chaque jour des criées de Boulogne, Dieppe et Fécamp sans avoir trouvé preneur, puis les propose à des structures comme la Croix rouge, le Secours populaire ou la Banque alimentaire. De quoi offrir un repas plus équilibré à leurs bénéficiaires. Et du travail à 17 personnes en réinsertion. Dans les ateliers du Panier, situés au coeur de la zone portuaire, ces « contrats d'avenir » (financés à 75 % par le conseil général) ont pour mission de transformer et de conditionner merlu, rougets et grondin rouge.

« Au début, il a surtout fallu convaincre le monde associatif, qui n'avait pas l'habitude de distribuer des produits frais », se souvient Brigitte Bourguignon, présidente fondatrice de l'association. Depuis 2003, l'idée a fait son chemin. L'association boulonnaise a créé une fédération avec trois autres structures similaires lancées au Guilvinec, à Lorient et La Rochelle. L'arrivée de Brigitte Bourguignon à sa tête a accéléré le mouvement et, bientôt, trois nouveaux Paniers de la mer ouvriront en Guadeloupe, à Saint-Malo et même à Cannes. Deux autres projets sont aussi en gestation à Nantes et Saint-Brieuc.

De son côté, l'antenne de Boulogne, dirigée par Sophie Cazenave, ne sait plus où donner de la tête. Elle commercialise une soupe de poissons, assure des ateliers thématiques (lire ci-dessous) et vient de fusionner avec l'association Biosol 62, qui produit des légumes avec du personnel en réinsertion. « À plus long terme, j'aimerais créer une plate-forme à Paris, une sorte de Rungis de l'insertion sociale, confie Brigitte Bourguignon. On peut rêver... mais pourquoi pas ? ». Les grands patrons n'ont qu'à en prendre de la graine.

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1 commentaire:

steven a dit…

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