samedi 8 septembre 2007

La Charte de la Fédération


Charte nationale de la Fédération des Paniers de la Mer


1- La fidélité à une histoire

Les principes qui constituent l'identité d'un Panier de la mer se sont définis à travers une histoire, qui en demeure garante.

L'appellation Le Panier de la mer a été créée en 1997 au Guilvinec, par les fondateurs de la première association du même nom. Elle a ensuite été déposée à l'INPI. L'idée initiale de cette démarche revient à Mr Jean Larzul, alors Président de la Banque alimentaire du Finistère, qui a eu la persévérance nécessaire pour la faire aboutir, et le sens des coopérations qui sont aux fondements de sa mise en oeuvre.

L'expérience finistérienne s'est montrée assez probante pour susciter l'intérêt d'autres initiateurs sur d'autres régions maritimes, qui se sont à leur tour lancés dans le même type de projet : à la Rochelle, puis à Boulogne et Lorient. A chaque fois, il s’agit de fédérer, au sein d’une nouvelle association, les différents acteurs, pour la plupart des personnes morales impliquées dans le projet d’utilité sociale. D'autres suivront sans doute. Mais cette mémoire commune doit être conservée.

En contribuant à ces différents projets, en transférant ses documents de référence (statuts, conventions, budgets, outils pédagogiques...), Le Panier de la mer 29 a proposé que la référence commune soit instituée, à commencer par une appellation commune, puis par une structuration du futur réseau. Cette proposition a vite été adoptée par la Rochelle puis par les autres initiateurs.

En 2003, l'enjeu de la Fédération est de conforter la philosophie et les valeurs spécifiques à cette démarche, labellisée par son appellation.

2- La Fédération nationale

Si la dynamique territoriale constitue le ressort propre à construire le partenariat croisé et complexe qui caractérise un Panier de la mer, sa structure spécifique est à la fois fragile et cependant transférable. Après une première étape d'essaimage par réseau, il est devenu nécessaire d'organiser ce réseau et son développement. La création d'une Fédération a pour but de permettre à la fois de consolider les pratiques locales, par la capitalisation et la réflexion commune, de structurer l'essaimage, par un soutien aux projets et une labellisation sur la base du cahier des charges, et de légitimer notre action par une reconnaissance nationale, à la fois des pouvoirs publics et des institutions de la filière pêche.

3- Les exigences partagées

Par la combinaison ou la tranversalité de plusieurs enjeux et de plusieurs systèmes d'acteurs, tous liés aux valeurs de la solidarité, mais sous des angles différents, la démarche du Panier de la mer concentre, de manière exceptionnelle, les exigences éthiques de l'économie solidaire. Dès lors, il s'agit de développer cette initiative sur le littoral français, non en perdant de vue sa qualité propre, mais bien en confortant sa « valeur ajoutée » économique et sociale. L'objet d'une charte nationale est de poser les bases ou les "piliers" d'un Panier de la mer, de préciser les exigences partagées, et de définir les modes de consolidation, par la dynamique fédérative.
L’ensemble de ces valeurs s’exerceront dans le respect d’une neutralité relative aux appartenances religieuses, philosophiques et politiques.

4- L'appui des pouvoirs publics

Cette démarche s'appuie aussi sur un dispositif d'insertion et sur son financement. Les modalités de ce financement sont susceptibles d'évoluer (Fonds européens, les contrats aidés et mesure CES, les financements de l'insertion...). L'enjeu de la Fédération est de faire valoir, auprès des pouvoirs publics, la légitimité et la spécificité de cette réponse d'utilité sociale, garantie par des règles communes. Les valeurs de la solidarité, ancrées dans notre tradition humaniste, sont inscrites dans l'histoire de la République francaise et dans le développement de la vie associative. Reste à maintenir lisible nos objectifs porteurs de solidarité.

5- Un cahier des charges

Compte tenu de la multi-dimensionnalité d'un Panier de la mer, le respect de ces principes communs doit en effet passer par un cahier des charges, définissant ces différentes dimensions qui constituent les "piliers" de son action. Le premier pilier est constitué par une démarche spécifique d'insertion professionnelle. Le second pilier est la filière non marchande, répondant à des besoins sociaux. D’autre part, l'articulation de ces deux dimensions passe par la construction d'un partenariat territorial, qui est le troisième pilier. Enfin le quatrième pilier, le réseau et la Fédération nationale, vient étayer et renforcer les trois premiers.

Le Guilvinec, le 3 octobre 2003


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