dimanche 25 novembre 2007

Le Grenelle de l'insertion

Le Grenelle de l'insertion
Pour aller plus loin dans la lutte contre la pauvreté, le président de la République a chargé Martin Hirsch d'organiser un Grenelle de l'insertion avec tous les acteurs concernés - associations, employeurs, services de l'Etat, collectivités locales...
Présenté en Conseil des ministres le 21 novembre, le Grenelle de l'insertion poursuit trois objectifs :

replacer l'insertion au cœur des débats de société en donnant la parole aux professionnels, aux associations et aux bénéficiaires, et en mobilisant les collectivités territoriales, les entreprises et les partenaires sociaux ;
améliorer la performance globale des politiques d'insertion ;
engager les réformes qui s'imposent pour parvenir à une unification de tous les contrats aidés afin d'aboutir à un contrat unique d'insertion ; à l'évolution du financement de l'insertion par l'activité économique ; et à l'accès à la formation professionnelle pour les personnes les plus éloignées de l'emploi.

vendredi 14 septembre 2007

Un nouveau projet de Panier de la Mer : Saint-Brieuc (Côte d'Armor)

Historique des rencontres des partenaires

 30 janvier : Participation lors de la restitution de l’étude de faisabilité Artex Les Nouelles (Saint-Brieuc) ;
 27 août : Contact au siège de FURIC Marée (Le Guilvinec) : Bassin d’Emploi sur le 22 et perspectives de partenariat ;
 octobre : Rencontre avec la Caisse d’Epargne pour le financement d’un besoin en fonds de roulement de 20 à 30 000€ (Lorient) ;
 25 octobre : Réunion de travail avec Jacqueline Evo (Quimper) ;
 26 septembre : Réunion avec le Bureau, la Fédération et les partenaires au montage du dossier (Saint Brieuc) ;
 7 novembre : AG du PLM 22 en présence de la Fédération (Plouffragan) ;
 30 novembre : Invitation du nouveau Président du PLM 22 –Jean Morice du Centre alimentaire de Guingamp) au CA de la Fédération (Rennes) pour perspectives 2008.


Conclusions :
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 L’existence d’un porteur pour le chantier d’insertion :
Le conseil d’administration des Nouelles du 24 avril 2007 a décidé, suite à l’ étude de faisabilité, de se positionner favorablement comme opérateur de chantier, sous réserve que certaines conditions soient remplies : la disponibilité d’un local équipé aux normes, des garanties de budget équilibré, un conventionnement par le Conseil général des Côtes d’Armor. Lors de l’AG du PLM du 7 novembre, le directeur des Nouelles a confirmé le souhait de son association d’être le porteur du chantier d’insertion.
 L’engagement politique des associations caritatives :
La Banque alimentaire, le Centre alimentaire de Guigamp et le Secours populaires apparaissent parties prenantes puisqu’à l’AG du 7 novembre, des représentants ont été élus au Conseil d’administration du PLM 22, ce qui devra permettre : la mise à disposition du poisson de retrait par le jeu des conventionnements avec les O.P, la mise à disposition de matériel des transports des marchandises, la participation aux frais de conditionnement des produits.
 L’engagement des organisations locales de producteur :
Les organisations de producteurs et les deux criées s’engagent à mettre à disposition des associations caritatives, le poisson de retrait de qualité en quantité suffisante.
 La disposition d’un local :
Cette condition reste encore problématique. Toutefois, plusieurs pistes sont envisagées, en lien avec le zoopole de Plouffragan. Des contacts établis par le club des jeunes dirigeants seront renoués par le nouveau Président du PLM 22.
Car, aujourd’hui, les associations caritatives ont pris le relais du Club des Jeunes dirigeants au sein des instances décisionnelles du PLM 22 : Banque alimentaire, Secours populaire, marquant ainsi leur volonté de s’investir dans la réussite et le fonctionnement de l’atelier-poisson dont le démarrage est fixé pour le 1er semestre 2008.

Lors de l’A.G du 7 novembre, la Fédération a souhaité que le PLM 22 soit officiellement adhérent à son réseau, s’engageant au respect de la charte la Fédération, à la participation à ses instances de travail et au versement de la cotisation annuelle.

dimanche 9 septembre 2007

Genèse et objet de la Fédération

Association régie par la loi du 1er juillet 1910, la Fédération nationale des Paniers de la Mer est composée par les Paniers de la Mer existants à sa création : Le Panier de La Mer 29 (Guilvinec), Le Panier de La Mer 17 (La Rochelle), Le Panier de La Mer 56 (Lorient), Le Panier de La Mer 62 (Boulogne sur Mer).
La qualité de membre de la fédération repose sur l'adoption, par chaque association départementale " Panier de La Mer ", d'une charte Nationale et du cahier des charges qui y est rattaché. Chacune s'est engagée à mettre en oeuvre des actions d'insertion destinées à la formation professionnelle dans le secteur de la transformation des produits de la mer : ces actions reposent sur l'utilisation de produits invendus sous criée, remis gratuitement à des associations caritatives oeuvrant pour la distribution alimentaire et sans préjudice pour les entreprises industrielles et commerciales de la filière pêche et des sites d'implantations.

Née à la fin de l'année 2003, la Fédération à pour vocation de " favoriser le développement des différentes associations " Paniers de La Mer ", adhérentes à sa charte Nationale. Elle doit veiller à soutenir plusieurs objectifs : le développement interne du réseau " Panier de La Mer ", sa reconnaissance nationale, son développement externe et la pérennisation.

samedi 8 septembre 2007

La Charte de la Fédération


Charte nationale de la Fédération des Paniers de la Mer


1- La fidélité à une histoire

Les principes qui constituent l'identité d'un Panier de la mer se sont définis à travers une histoire, qui en demeure garante.

L'appellation Le Panier de la mer a été créée en 1997 au Guilvinec, par les fondateurs de la première association du même nom. Elle a ensuite été déposée à l'INPI. L'idée initiale de cette démarche revient à Mr Jean Larzul, alors Président de la Banque alimentaire du Finistère, qui a eu la persévérance nécessaire pour la faire aboutir, et le sens des coopérations qui sont aux fondements de sa mise en oeuvre.

L'expérience finistérienne s'est montrée assez probante pour susciter l'intérêt d'autres initiateurs sur d'autres régions maritimes, qui se sont à leur tour lancés dans le même type de projet : à la Rochelle, puis à Boulogne et Lorient. A chaque fois, il s’agit de fédérer, au sein d’une nouvelle association, les différents acteurs, pour la plupart des personnes morales impliquées dans le projet d’utilité sociale. D'autres suivront sans doute. Mais cette mémoire commune doit être conservée.

En contribuant à ces différents projets, en transférant ses documents de référence (statuts, conventions, budgets, outils pédagogiques...), Le Panier de la mer 29 a proposé que la référence commune soit instituée, à commencer par une appellation commune, puis par une structuration du futur réseau. Cette proposition a vite été adoptée par la Rochelle puis par les autres initiateurs.

En 2003, l'enjeu de la Fédération est de conforter la philosophie et les valeurs spécifiques à cette démarche, labellisée par son appellation.

2- La Fédération nationale

Si la dynamique territoriale constitue le ressort propre à construire le partenariat croisé et complexe qui caractérise un Panier de la mer, sa structure spécifique est à la fois fragile et cependant transférable. Après une première étape d'essaimage par réseau, il est devenu nécessaire d'organiser ce réseau et son développement. La création d'une Fédération a pour but de permettre à la fois de consolider les pratiques locales, par la capitalisation et la réflexion commune, de structurer l'essaimage, par un soutien aux projets et une labellisation sur la base du cahier des charges, et de légitimer notre action par une reconnaissance nationale, à la fois des pouvoirs publics et des institutions de la filière pêche.

3- Les exigences partagées

Par la combinaison ou la tranversalité de plusieurs enjeux et de plusieurs systèmes d'acteurs, tous liés aux valeurs de la solidarité, mais sous des angles différents, la démarche du Panier de la mer concentre, de manière exceptionnelle, les exigences éthiques de l'économie solidaire. Dès lors, il s'agit de développer cette initiative sur le littoral français, non en perdant de vue sa qualité propre, mais bien en confortant sa « valeur ajoutée » économique et sociale. L'objet d'une charte nationale est de poser les bases ou les "piliers" d'un Panier de la mer, de préciser les exigences partagées, et de définir les modes de consolidation, par la dynamique fédérative.
L’ensemble de ces valeurs s’exerceront dans le respect d’une neutralité relative aux appartenances religieuses, philosophiques et politiques.

4- L'appui des pouvoirs publics

Cette démarche s'appuie aussi sur un dispositif d'insertion et sur son financement. Les modalités de ce financement sont susceptibles d'évoluer (Fonds européens, les contrats aidés et mesure CES, les financements de l'insertion...). L'enjeu de la Fédération est de faire valoir, auprès des pouvoirs publics, la légitimité et la spécificité de cette réponse d'utilité sociale, garantie par des règles communes. Les valeurs de la solidarité, ancrées dans notre tradition humaniste, sont inscrites dans l'histoire de la République francaise et dans le développement de la vie associative. Reste à maintenir lisible nos objectifs porteurs de solidarité.

5- Un cahier des charges

Compte tenu de la multi-dimensionnalité d'un Panier de la mer, le respect de ces principes communs doit en effet passer par un cahier des charges, définissant ces différentes dimensions qui constituent les "piliers" de son action. Le premier pilier est constitué par une démarche spécifique d'insertion professionnelle. Le second pilier est la filière non marchande, répondant à des besoins sociaux. D’autre part, l'articulation de ces deux dimensions passe par la construction d'un partenariat territorial, qui est le troisième pilier. Enfin le quatrième pilier, le réseau et la Fédération nationale, vient étayer et renforcer les trois premiers.

Le Guilvinec, le 3 octobre 2003


dimanche 8 juillet 2007

Un nouveau partenaire pour la Fédération : ANDES (Epiceries sociales et solidaires)







Réduire la fracture alimentaire
et promouvoir l'accès à la citoyenneté économique

En France, plus de 3,6 millions* de personnes ont 7 euros par jour pour se nourrir
et se vêtir (seuil français de pauvreté, situé à 645 euros par mois par personne seule).

Si on se réfère au seuil européen (774 euros par mois), ce sont 7 millions¹
de personnes qui vivent dans la pauvreté.
Ainsi, « une variation relativement faible du seuil retenu (129 euros par mois) a pour conséquence un doublement du nombre de personnes considérées comme pauvres. Cela illustre […] la grande précarité d'une large partie de la population, pour qui
le moindre incident peut signifier le basculement vers une situation de pauvreté. »²

L'Association Nationale de Développement des Épiceries Solidaires et Sociales,
ANDES, a pour objectif, à travers les épiceries qu'elle fédère, de promouvoir l'accès des personnes en difficulté à une véritable citoyenneté économique : en permettant
à un public exclu des circuits de consommation traditionnels de choisir les produits
qu'il souhaite consommer, en vendant, à un faible prix, des denrées de qualité ;
en proposant des activités où les compétences de chacun sont mises en avant,
les épiceries solidaires et sociales se veulent, au-delà d'une aide matérielle, un outil
de reconstruction et un tremplin vers une réinsertion durable.